Après notre périple sur la Baie D'Halong, nous sommes parties en train de nuit depuis Hanoi pour rejoindre Sapa, petite ville connue et touristique. En effet, beaucoup de touristes viennent autour de Sapa pour venir observer les rizières et faire des balades.
Nous sommes donc parties le lendemain matin, en sortant très tot de notre train couchette. J'ai été surprise du confort des couchettes. Nous avions pris haut de gamme et c'était très bien. Petite bouteille d'eau, café et thé, coca et bière (mais pas fraiche) avec une grosse bouilloire dans le couloir. Les lits étaient plutôt confortables avec une couette très chaude et la clim à fond. C'est seulement les toilettes qui étaient un peu limite, un peu comme des toilettes d'avion. Mais nous avons plutôt bien dormi, nous étions avec deux jeunes vietnamiennes en voyage aussi pour faire du trek dans les montagnes. C'était quand même 8 heures de train, juste assez pour dormir une petite nuit. Nous avons du prendre la voiture pendant une heure car la gare était un peu loin de Sapa. C'est là vraiment ou je me suis rendue compte que personne ne respecte le code de la route. Notre chauffeur klaxonnait tout le temps pour prévenir en face qu'il allait doubler dans un tournant, dans la montagne. Rien de rassurant mais ca passe. Surtout qu'il y a des motos partout, ou 4 personnes arrivent à tenir. On a vu des scooters avec le père qui conduit, puis derrière un petit de 4 ans, derrière lui la mère qui porte un enfant de moins d'un ans dans un linge dans le dos. Et ils roulent à fond sur la route. Et c'est pas rare !
Après avoir pris une douche et un petit déjeuné (oui quand même), à l'hotel nous sommes parties du village pour aller faire de la marche avec un groupe et une guide. Nous avons été accompagné par de nombreuses femmes et jeunes filles de Sapa en tenue traditionnelle. Mais comme vous savez, "there is no free lunch". On savait ce qui nous attendait à la fin du trek. Elles nous ont aidé dans les collines car nous avons eu des chemins très difficiles à pratiquer. Il avait plu des trombes la veille, et le chemin était tout boueux. Et si on tombe, il y à la falaise, enfin le pan de la colline en dessous, donc pas spécialement rassurant. Mais ces femmes sont en tongues en plastique et elles se débrouillent comme des chefs. Alors elles nous ont aidé à ne pas trop tomber et à nous guider. Elles nous tenaient la main et essayaient de parler un peu. Elles connaissaient pour certaines, bien l'anglais et quelques mots de français. Elles étaient très mignonnes mais on savait qu'on devrait leur rendre l'appareil à la fin.
J'ai beaucoup aimé les paysages mais la majorité de la randonnée, j'ai regardé mes pieds car c'était vraiment pas spécialement praticable. Je ne suis pas tombée mais j'ai bien failli... A plusieurs reprises ! Mais heureusement que les femmes du village étaient la sinon c'est sure j'aurais fini toute dégoutante plein de boue. Il a fait très beau temps, nous avons vite mis de la crème pour nous protéger du soleil. Les paysages étaient splendide, pleins de terrasses de rizières vertes comme des granny smith et partout devant nous. Evidement nous n'étions pas complètement perdues dans la nature. Il y avait encore des fils électriques et des groupes touristiques. Mais les villages n'étaient pas très développés. Nous nous sommes arrêtées dans la maison de la guide qui nous accompagnait et j'ai été très surprise.... Elle vit dans rien du tout. Un maison en paille minuscule sans sol. Il y a une chambre et une cuisine. Sinon une grande pièce au centre. Sur l'étage du dessus est stocké le riz qu'ils ont cultivé pour l'année. Ils vivent comme ca. Une de ses petites filles étaient dans un petit saut en plastique en train de s'amuser dans son bain. De l'eau coulait d'un petit jet de jardin. La seule chose similaire à nos maisons était peut être la photo de mariage du couple. Je me suis même demandé si cela ne faisait pas parti du show du tour. Si elle habitait vraiment la, dans un taudis pareil.
A la pause déjeuné, l'ensemble des femmes du village qui nous avaient aidé se sont ruées sur nous pour nous vendre des souvenirs brodés. Seulement ces souvenirs la on les avait vu partout. Elles nous ont dit: "je t'ai aidé, maintenant à toi de m'aider à rentrer chez moi". Au final, nous n'avons rien acheté, car nous n'avions pas de petite coupure. C'est un peu moche je l'avoue mais au final ce n'était que des babioles pratiquement industrielles, rien de très typique en tout cas. On a réussi à négocier des prix intéressant mais rien n'était vraiment extraordinaire. Nous avons mangé dans un petit restaurant des petits plats simples au milieu des rizières (et des autres groupes de touristes). J'ai demandé à la guide de trouver un remède pour me soulager la gorge. Je n'avais que des dolipranes et ibuprofène et ça commençait à vraiment être douloureux et pénible. Elle a d'abord trouvé un bout de cardamome du Bengale, un peu différente de celle qu'on connait, chez elle qu'elle m'a donné à mâcher. C'était très fort ! Mais ca n'a pas fait grand chose. Alors elle l'a fait infuser dans de l'eau chaude. J'ai d'abord cru qu'elle allait me faire faire une inhalation mais pas du tout... Elle a trempé ses doigts dans le mélange et m'a tiré très fort la peau d'un coup avec ses falanges. Ca faisait très mal et un bruit énorme. Face à moi Julie me regardait avec des grands yeux... Elle m'a dit "oalalalalalala, ca devient tout rouge". Je suis restée tranquille jusqu'à la fin. Je n'avais rien à perdre avec cette médecine traditionnelle, à part un peu de style en effet. Et puis elle m'a dit que j'aurai ces marques pendant 5 jours... J'avais pas imaginé si long mais bon. Elle m'a aussi dit que ca marchait pour les locaux mais peut être pas les étrangers... Allez savoir pourquoi. Elle m'a expliqué que plus les marques sont rouges et tiennent longtemps, plus le corps est malade. Et la, en l'occurrence, elle trouvait les traces sur ma gorge bien rouges. Malheureusement ca n'a pas marché... J'ai eu mal le lendemain. Elle m'a dit de ne plus boire de boisson froide: adieu la bière pression pas chère et de prendre des infusions au gingembre. Elle m'a aussi conseillé d'attendre d'être à Hanoi pour prendre des médicaments.
Puis nous avons fini notre balade tôt jusqu'à notre home stay. Une sorte de dortoir chez l'habitant. Une famille accueille des touristes dans un grand dortoir prévu pour. Au final, j'ai été déçu de l'accueil, il n'y avait rien de spécial a part qu'ils nous ont fait à manger. Mais ce n'était pas leur maison... Ca ressemblait juste à un beau dortoir ou ils ont du s'installer aussi. La mère et la petite fille étaient couverte de boutons de moustiques c'était très triste à voir. On savait à quoi s'attendre le soir. Nous avons fait une petite pause puis nous avons visité le village. Nous avons pris un verre, pour moi un thé au gingembre car j'avais très mal à la gorge, face aux rizières dans un petit bar du village. Puis nous avons fait un massage des pieds dans un salon. Massage Vietnamien ! Donc bien different de celui que j'avais fait en Chine. Puis nous sommes rentrés dans l'auberge pour diner.
Nous avons rencontré un couple de Suisse très gentils: Maude et Isaac. Nous avons donc pu discuter avec eux. Nous étions 15 dans le groupe. Evidement les moustiques sont apparus d'un coup et en masse. Je crois que j'ai jamais vu autant de moustique de toute ma vie. Il y en avait partout. Heureusement il ne faisait pas trop chaud donc je suis resté en legging et T shirt manches longues. Nous avons pris la seule chambre lit double du dortoir car il y avait moins de poussière. Les autres lits étaient des lits par terre à la suite. On avait tous heureusement une moustiquaire. Mais bon le challenge c'est de ne pas en faire rentrer à l'intérieur. De toute façon j'en ai entendu toute la nuit sans me faire piquer donc je pense que c'était des moustiques rageux qui n'arrivaient pas à entrer dans la moustiquaire mais qui voulait nous piquer. Nous nous sommes levé pas si tôt, vers 8h pour partir de nouveau en balade. Il faisait très chaud. Mais la vue était belle. Cette fois la route était un peu plus praticable et heureusement car les dames du village n'étaient plus la. Nous avons traversé les rizières et la foret de babous pour rejoindre une cascade d'eau de la montagne. J'ai trouvé ça limite dangereux, même si on était avec d'autres groupes de touristes. J'étais pas très sereine dans les petits passages un peu moue ou la descente à la fin sur des cailloux mais Julie m'a aidé car elle connait bien les routes en Corse similaire. J'étais contente quand même d'arriver en bas surtout que ma gorge me brulait énormément. Respirer était difficile, j'avais l'impression d'avoir une feuille de papier à la place de la gorge. Mais bon j'ai essayé de me concentrer sur mes pas pour ne pas tomber et observer une dernière fois le paysage. Après le déjeuné, une voiture fourgonnette est venue nous ramener dans sapa. Nous avions un peu de temps avant de reprendre le train couchette pour Hanoi. Nous nous sommes donc balader dans le village. Qui n'a rien de très attrayant. Seulement des bars et des restaurants touristiques, rien de joli. Nous avons trouvé une pharmacie, sorte de comptoir de rue... La dame n'avait rien d'une pharmacienne, elle était en petite robe et enceinte. Elle m'a proposé des antibiotiques sans ordonnance. Elle parlait à peine anglais. J'ai juste pris des streptsils pour me soulager, par précaution car les antibiotiques on ne savait pas trop d'ou ils venaient... Nous avons pris un verre avec les suisses pour moi un ginger tea (snif).
Puis douche et diner à 17h30 à l'hotel car la navette pour la gare partait à 18h. Nous avons très bien mangé ! Du poulet à la citronnelle exquis !
Puis retour dans la gare et dans le train. Nous avons fait le retour avec un couple, dont l'homme avait un look très particulier, avec sa chemise ouverte et il était pied nu ! Mais il nous a laissé les deux lits en bas avec Julie et il n'a pas ronflé !! J'ai passé la pire nuit du voyage. Je n'arrivais pas à trouver le sommeil avec la douleur. La clim était trop fraiche et j'avais l'impression qu'elle me transperçait la gorge. Je ne pouvais rien faire. Respirer était douloureux. En me levant j'ai dit à Julie: je dois aller voir un médecin ca va pas du tout. Avaler ma salive était encore pire... Je ne me souvenais pas avoir eu ce genre de maladie... Mais je me doutais bien d'une angine. Les strepstils ne faisait rien, ou soulageait pour quelques minutes. J'étais épuisée du voyage et de ma nuit blanche mais en sortant du train on a du trouver un taxi qui nous ramènerait à notre même hotel sans nous faire arnaquer donc on a du négocier. Il était 5h du matin. En arrivant à l'hotel j'ai pris un douche, et j'ai tout de suite chercher un hôpital international. J'ai trouvé l'hôpital français d'hanoi. J'ai téléphoné et nous sommes parti à l'ouverture pour les consultations sans rendez vous. J'ai vu une petite médecin Vietnamienne très gentille, qui parlait très bien français. Elle m'a dit que j'avais une angine aiguë... Elle m'a proposé de faire une endoscopie... Mais bon je crois qu'elle voulait juste me faire payer autre chose, pourtant elle avait l'air d'être honnête. J'ai récupéré mes antibiotiques et les ai pris direct. Et nous sommes partis à l'hotel pour nous reposer un peu.
C'était une belle aventure Sapa, bien compliqué quand même mais ma maladie ne m'a pas empêché de profiter. Encore une fois nous avons eu de la chance avec le temps.















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