mercredi 5 avril 2017

Les derniers jours à Beijing


Troisième jour
Levé tôt pour une journée de route et de visite intense. Encore du beau temps, on ne s’en lasse pas.

Nous avons commencé par le tombeau de la dynastie des Mings. Ici repose 13 des 16 empereurs de la dynastie. Classée au patrimoine mondial sa structure en forme de fer à cheval suit les principes du Feng shui. Pour y accéder, il est indispensable de passer par la voie sacrée. Cette dernière était empruntée par l’empereur pour aller se recueillir auprès des ancêtres. L’allée est bordée de statues d’animaux, chevaux, éléphants mais aussi légendaires mais aussi des sentinelles des tombeaux impériaux.



Les trésors retrouvés dans les tombeaux sont exposés dans un pavillon. Retrouvés très récemment (fin 20ème), ils sont encore en très bon état. Parmi eux : des coiffes en or, des kimonos porté par l’empereur et l’impératrice, des bijoux… Ils n’ont détéré qu’un des tombeaux afin de préserver le reste pour l’avenir. Ils ont remarqués que le fait de les exposer, les trésors s’abimaient. On ne voit rien du tombeau car celui ci se trouve sous un bute de terre. Toute cette région était interdit au peuple et gardé. La localisation loin de Pékin s’explique par sa position entre la colline et l’eau, très recherché pour l’équilibre et l’harmonie chinoise. Tous les tombeaux se trouvent dans la vallée espacée de quelques kilomètres.



Passage obligé, la grande muraille. Nous sommes en ce moment pendant la fête des morts, c’est donc  des vacances pour les chinois. Nous avions peur de trouver la foule, cependant, nous avons eu de la chance, pas trop de monde. Sur notre route, nous avons croisé des boutiques vendant des colliers de fleurs et des décorations pour les tombes. Un peu comme el Dia de Los Muertos en Amérique du Sud, ils célèbrent leurs morts en leur offrant des offrandes. Pour les gens de la campagne, il est coutume de faire un petit talus représentant la tombe des ancêtres et de le décorer de fleurs et d’offrande.


Nous sommes allés dans un tronçon du mur un peu moins fréquenter pour éviter la foule. La section Mutianyu. La grande muraille a été construite entre le 3ème siècle avant JC jusqu'au 17ème siècle afin de se défendre des invasions du nord. Longue de plus de 6 mille kilomètres, on peut imaginer le travail des esclaves, prisonniers et des paysans employés en travail forcé. Tu travailles ou on te coupe la tête. C’était souvent comme ca en chine. Beaucoup de personnes sont mortes pour sa construction, pour si peu d’utilité militaire. Le paysage était très montagneux, nous avons pris des petites routes vallonnées pour y accéder. Pour monter nous avons pris un télésiège, sinon la montée c’est à peu près 45 minutes d’escalier. Nous avons pu observer un bon tronçon de la muraille d’en haut mais aussi les montagnes. Cependant trop de pollution pour voir Pékin, possible lors de très beau temps sans air pollué. Nous avions toujours notre guide, qui pour être officialisé a du passer un test de conscience politique. Nous l’avons d’ailleurs bien senti tout au long de ses explications et commentaires. 





Le mur n’est pas droit partout, certains escaliers sont un peu penchés, en même temps le mur se trouve sur des montagnes très escarpées et difficiles d’accès. Nous avons profité du soleil de et la vue en nous baladant sur la muraille. Pour la descente, nous avons décidé d’emprunter le chemin le plus improbable et fun : le toboggan ! Assis sur un petit siège muni d’un stick, on se retrouve dans un demi cube en acier. Et hop on glisse et on fonce ! La descente est plus rapide et plus drôle que la montée ! On s’est bien amusé, très bon souvenir de descendre la muraille de chine de cette manière, c’est d’ailleurs assez prisé.




Le soir, nous avons rejoins des amis de mes grands parents paternels, Clothilde et Chen installée à Pékin depuis un bon moment. Clothilde a gardé Papa en Iran quand il avait 1 ans et demi ! Nous avons passé une très bonne soirée, apéro à la française (car les apéros, ca n’existe pas en chine) et diner chinois : Jiaozis à la vapeur ! J’ai aussi eu le droit à une mousse au chocolat et un bon verre de vin rouge portugais. Ca fait du bien le retour aux sources !


Merci encore à eux pour leur gentillesse et leur hospitalité.

Quatrième jour
Clotilde et Chen nous ont amenés dans le parc des minorités, parc ou se trouve toutes les minorités qui sont aux frontières de la Chine : environs 55 minorités. Nous nous sommes retrouvé immergés  dans la culture : habitants costumés et villages reconstitués à l’identique. Il faut compter une bonne journée pour vraiment tout visiter en détails, nous avons passé une bonne partie de la journée sous le soleil encore une fois. La pollution était un peu plus présente ce jour là.




Nous avons décidé de faire le temple de Confucius, réel temple et musée sur la vie du maître philosophe. Nous avons suivi sa vie et son influence aujourd’hui : sur voltaire, sur la révolution française (Robespierre), sur les discours de Reagan… On a profité d’une belle fin de journée entourée de citations de Confucius :
-       Choose a job you love, and you will never have to work a day in your life
-       Wherever you go, go with all your heart
-       Everything has beauty, but not everyone sees it


On a diné dans un restaurant typique pour gouter du canard laqué. Nicolas Chenuet, un des fils de ma professeur de harpe, nous a rejoint. Il vit en Chine depuis 7 ans. Heureusement qu’il était là pour commander local et négocier à la fin repas.




 Zaijian !! 

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